Fichier créé en 1997.
- Sécurité maximale,
- Il n'est de machine sûre qu'une machine éteinte, déconnectée du
réseau EDF, sans batteries ni générateur.
- Sécurité,
- Par mon utilisation des machines de l'INRIA, je représente un
danger potentiel pour la sécurité du site. Dès que je travaille, je
suis un danger pour la sécurité: les soucis de sécurité sont une
incitation à la paresse.
- SGRH ou BPAS ?
- Service de gestion des ressources Humaines: ou
Bureau du Personnel et des Affaires Sociales: ?
Je ne suis pas une ressource comme le charbon ou le minerai de fer
et ne veux pas être traité comme tel. En revanche, je suis une
personne et suis fier d'appartenir au personnel de l'INRIA.
- Le I de INRIA
-
Dans le sigle INRIA, Institut National de Recherche en Informatique
et en Automatique, le mot Informatique est primordial:
c'est lui qui nous différencie de la recherche Agronomique.
- Moyens Informatiques
-
Je n'utilise pas les ordinateurs comme des machines de bureau.
Je les utilise au choix:
- comme des sujets d'études, logicielles ou matérielles.
- comme des moyens de preuve: preuve de faisabilité des concepts
et algorithmes que j'invente, preuve de théorèmes que je cherche à prouver.
- comme des calculateurs puissants, à qui je fais faire des
calculs insensés.
- comme des machines de Von Neumann implémentées dans le
silicium.
- Idées reçues erronées:
-
- Les ordinateurs ne sont que des outils, ou
encore ``on achète les ordinateurs pour répondre à des besoins, pour
offrir un service répondant à un cahier des charges bien
défini''. Cette démarche est compréhensible pour informatiser des
services de gestion, elle est absurde si on l'applique à la
recherche. Pour la recherche, le service informatique à remplir n'est
pas défini car souvent inconnu, et il ne peut pas l'être complètement,
sous peine de reproduire du connu, au lieu de faire de la recherche.
- Un homme, une machine. Pas dans un institut de
recherche en Informatique: nous devons disposer de plusieurs
machines par personne pour expérimenter les nouvelles architectures.
La veille technologique impose d'essuyer les plâtres sur les derniers
produits matériels et logiciels. Pendant ces périodes de rodage, on
doit disposer d'une deuxième machine qui marche sans
problème. Il semble que ce slogan ait finalement été
abandonné, devant l'invasion des portables, et l'impossibilité
manifeste de ne travailler qu'avec un portable.
- Un seul type de machine pour tous (variante
``Une configuration standard''): encore une fois recevable pour les
services de gestion d'un industriel, mais pas dans un institut de
recherche en Informatique: nous devons disposer d'un large
éventail de machines pour être simplement au courant des derniers
développements du matériel, si ce n'est provoquer ces développements.
En outre, nous faillirions à nos missions si nous restreignions
l'éventail des machines dont dispose l'Institut: notre devoir est
aussi de développer des produits logiciels qui tournent sur une grande
variété de machines. Il nous faut forcément ces machines sous la main, même
si nous ne travaillons pas en permanence dessus.
- La recherche: plan à 3 ans
- Par définition, la recherche est un saut dans l'inconnu. On ne
sait pas ce qu'on va trouver, ni même ce qu'on va chercher dans
l'avenir. Faire un plan à 1, 2 ou 3 ans n'est envisageable que lorsque la
recherche dans un certain domaine est pratiquement achevée, que les
principaux obstacles sont levés et que l'on entre dans une phase de
développement, par exemple de développement logiciel. Dans tous les
autres cas, l'idée de faire un plan est absurde car sans objet.
Dernière modification: Friday, February 5, 1999
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