Fichier créé le 14 novembre 1997.

Solution du problème

Le serveur de l'Éducation Nationale a la joie de pouvoir servir l'hurle que vous avez demandée. En voici le contenu:

À la question 1, la réponse est:

HTM

Preuve: tous les fichiers du ouèbe se terminent par .htm qui est donc le nom du langage dans lequel ils sont écrits.

À la question 2, la réponse est:

Café.

Preuve: Café, le langage Créatif Adapté à la Formation des Élèves, est le langage symbolique pour le ouèbe des enseignants et des élèves. Il est encore en développement, mais les pages que vous lisez actuellement sont ``café boustées'', c'est-à-dire que leur contenu est plus facilement compréhensible grâce à l'emploi de petites applications (ou applettes) écrites en Café.

Il est à noter que la boîte à outils graphique associée au langage Café, la librairie Creme, facilite la Construction des Relations Entre Maître et Élèves (ce qui lui a sans doute valu son nom). En effet, son côté ludique et expérimental encourage le travail de groupe des élèves, et facilite la mise en oeuvre des initiatives pédagogiques du maître. À la manière de Tcl/Tk, l'association du langage et de sa librairie graphique, le couple Café/Creme (et son compilateur associé CC), produit une étonnante synergie qui met à la portée de tous la réalisation de logiciels éducatifs multi-média, interactifs, surpassant nettement l'enseignement programmé, les logiciels auteur et les QCM, et ceci sans effort ni connaissance technique préalable (que ce soit d'ailleurs la connaissance du dur ou la connaissance du mou: inutile de connaître le fonctionnement des ordinateurs ni des logiciels qui les pilotent pour créer un logiciel multi-média!).

Avec Café/Creme, le pédagogue oublie l'ordinateur et se recentre sur son objectif : la pédagogie. Et d'ailleurs, pour la même raison qu'il est inutile de connaître le fonctionnement des ordinateurs pour faire un logiciel pédagogique, il est tout aussi inutile de connaître la pédagogie pour faire de la pédagogie: après tout, on conduit sa voiture sans savoir comment marche le moteur, on peut donc conduire sa classe sans savoir comment marche un groupe-classe, ni même connaître la psychologie des adolescents (connaissiez vous les secrets de la thermodynamique avant d'apprendre à conduire ?). Enfin, cette simplification salvatrice apportée par la technique moderne se généralise (heureusement) de nos jours à tous les domaines du savoir: grâce au multi-média, aux cdroms et au ouèbe, l'étudiant et son professeur ont à portée de main le corpus quasi-exhaustif des oeuvres de l'esprit, et n'ont donc plus besoin de s'encombrer la tête à retenir par coeur ces oeuvres (s'évitant par là même toutes les difficultés que cet apprentissage impose). L'heure est donc venue de faire des mathématiques sans connaissance préalable, et de les enseigner sans en rien connaître: à l'aube de l'an 2000, il suffit désormais d'un peu de logique et de bon sens pour faire un excellent professeur de mathématiques; enfin débarrassé d'un fatras de connaissances diverses, il fera des cours passionnants, ou` ses méthodes pédagogiques pourront enfin s'exprimer pleinement, sans s'attacher à l'essence d'une matière par ailleurs si rébarbative. Car il faut désormais l'avouer: quel élève supporte la froide rigueur des maths ? (moi-même, d'ailleurs ...). Quel professeur aura donc le coeur de la leur imposer ?

À l'évidence, les preuves que comportent ce corrigé de problème démontrent par l'exemple le bien fondé de cette nouvelle approche des mathématiques.

À la question 3, la réponse est:

Aucune importance.

Preuve: de toutes façons ce seront des francs virtuels et c'est pas avec ça qu'on peut acheter des patates à manger.