o Devinettes:
Qui a inventé le signe = ?
Qui a introduit l'usage des chiffres arabes en Europe ?
Qui a écrit le premier livre de Mathématiques imprimé en Europe ?
o Grands nombres: Combien faut-il de décimales de pi en pratique ?
On a calculé le nombre pi avec des milliards de décimales. Combien de décimales sont-elles vraiment nécessaires pour calculer avec une bonne précision les cercles les plus grands ?
o Théorème: Tous les nombres entiers sont intéressants.
Démonstration: par l'absurde.
Soit E l'ensemble des nombres qui ne sont pas intéressants. Si E est
non vide, alors il admet un plus petit élément p.
p est un nombre remarquable puisque c'est le plus petit des nombres
non-intéressants: p est donc un nombre intéressant. Ce n'est donc
certainement pas le plus petit des nombres qui ne sont pas
intéressants. L'ensemble E est donc vide, et tous les nombres sont
intéressants.
o Chercheur au travail:
Conjecture: Tous les nombres entiers impairs sont premiers.
Analyse:
1 n'est pas premier, ça commence mal mais c'est normal avec 1.
3 est premier,
5 est premier,
7 est premier,
tiens, 9 n'est pas premier,
11 est premier,
13 est premier,
15 non plus n'est pas premier, étrange.
17 est premier,
19 est premier,
bon j'ai compris.
Théorème: Tous les nombres entiers impairs sont premiers, sauf 1, 9, 15, etc.
o Paradoxe: L'ensemble de tous les ensembles n'existe pas.
Démonstration: c'est la version ensembliste du paradoxe du menteur des
grecs.
Supposons que l'ensemble de tous les ensembles existe, et appelons-le
E. Il est clair que E appartient à E. Il existe donc des ensembles qui
s'appartiennent. Par ailleurs il existe aussi des ensembles qui ne
s'appartiennent pas (l'ensemble vide ne s'appartient pas puisqu'il
est vide).
On considère alors l'ensemble ``menteur'' M, défini comme l'ensemble
des éléments de E qui ne s'appartiennent pas, c'est-à-dire (en notant
<- le symbole d'appartenance à un ensemble et par
non la négation logique):
M = {x <- E, non (x <- x)}M est un ensemble, puisqu'un prédicat est collectivisant; mais alors la phrase
M <- Mest contradictoire, ce qui signifie qu'elle est à la fois vraie et fausse, ou encore que
-si l'on suppose que M est vraie alors on peut montrer que M est fausseDans le cas de la phrase M <- M en effet:
et
-si l'on suppose que M est fausse alors on peut démontrer que M est vraie
Contacter l'auteur Pierre.Weis@inria.fr